Idée reçue n°4 : « Je ne ronfle pas donc je n’ai pas besoin de faire un diagnostic d’apnée du sommeil »
Faux ! Bien que le ronflement soit le symptôme le plus connu, il est important de savoir que toutes les personnes souffrant d’apnée du sommeil ne ronflent pas.
Les symptômes sont nombreux et peuvent varier d’une personne à l’autre. Ils impactent autant la journée – avec notamment la somnolence, les troubles de l’humeur ou encore les idées dépressives – que la nuit, avec par exemple l’insomnie, les réveils fréquents pour uriner ou les troubles de la libido.
Si vous reconnaissez certains de ces symptômes, vous pouvez réaliser une évaluation du sommeil qui vous indiquera si vous êtes susceptible de souffrir d’apnée du sommeil, en parallèle parlez-en à votre médecin traitant qui pourra soit vous diagnostiquer soit vous orienter vers un médecin formé.
Aussi, la pathologie peut évoluer dans le temps : ce n’est pas parce qu’aujourd’hui votre diagnostic indique un nombre d’événements respiratoires (apnée et hypopnée) dans les normes que ce sera forcément le cas demain6,7. Si vous ressentez des symptômes plus fortement, ou l’apparition de nouveaux symptômes, n’hésitez pas à en parler à votre médecin ; il pourra vous proposer de réaliser à nouveau un diagnostic.
Dans le cas où une polygraphie ventilatoire donne un résultat négatif quant à l’apnée du sommeil, votre médecin pourra vous prescrire un examen de polysomnographie qui grâce aux informations sur les stades de sommeil et l’activité cérébrale pourra confirmer ou infirmer le diagnostic d’apnée du sommeil ou d’un autre trouble du sommeil8.