Apnée du sommeil et insomnie : quel est le lien ? | Resmed France

Apnée du sommeil et insomnie : quel est le lien ?

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Avez-vous du mal à dormir la nuit ? Peut-être vous réveillez-vous au petit matin, vous tournant et vous retournant jusqu’à ce que vous vous assoupissiez quelques minutes avant la sonnerie de votre réveil ? Si c’est le cas, vous n’êtes pas seuls – parmi les personnes interrogées dans le cadre de l’enquête Resmed sur le sommeil 2024, près de 40 % ont déclaré avoir moins de trois nuits de sommeil de qualité par semaine, et on pense que l’insomnie touche environ 10 % de la population générale, tandis que 20 % présentent des symptômes d’insomnie occasionnels1.

Nous sommes nombreux à passer une mauvaise nuit de temps en temps. Mais quand est-ce qu’une perturbation du sommeil se transforme en insomnie, et quel est le lien avec l’apnée du sommeil ? Nous avons donc demandé à Josh Piper, médecin spécialiste du sommeil à la London Sleep Clinic de Resmed, de nous éclairer et de vous aider à résoudre vos problèmes de sommeil

Comprendre l’insomnie

Si l’insomnie se définit comme l’incapacité à dormir la nuit – ou à rester endormi – ce que cela signifie réellement peut varier d’une personne à l’autre. Le Dr. Piper rappelle qu’« il n’existe pas un seuil universel de sommeil en dessous duquel un trouble apparaît : c’est l’individu qui détermine si son sommeil est problématique ». Il souligne aussi que beaucoup hésitent à consulter pour ce motif, alors qu’une exploration simple permettrait souvent d’identifier la nature de l’insomnie. Quels sont donc les problèmes à surveiller ? Cela dépend du type d’insomnie.

Types d’insomnies

  • L’insomnie aiguë : Quelques semaines ou nuits de mauvais sommeil. Ces troubles temporaires sont souvent déclenchés par des facteurs externes : situations stressantes, décalage horaire, événements de vie… Tous ceux qui sont restés éveillés après un vol long-courrier peuvent en témoigner !
  • Insomnie chronique : Problèmes de sommeil persistants depuis plus de trois mois, au moins trois fois par semaine².

Mais la catégorisation ne s’arrête pas là, l’insomnie peut aussi être décrite selon la manière dont elle se manifeste :

  • L’insomnie d’apparition : difficulté à s’endormir.
  • Insomnie d’entretien : réveils nocturnes avec difficulté à se rendormir.
  • Insomnie complexe : combinaison des deux catégories ci-dessus

Quelles sont les causes de l’insomnie ?

Selon le Dr. Piper, l’insomnie est un « terme fourre-tout » regroupant des réalités variées, ce qui rend parfois difficile l’identification d’une cause unique.

Toutefois, si l’on examine de plus près les circonstances dans lesquelles une personne déclare avoir des problèmes de sommeil, on peut déterminer si l’insomnie est primaire ou secondaire, c’est-à-dire si elle est liée ou non à un autre problème de santé :

  • Primaire : aucune maladie sous-jacente n’en est responsable. La cause peut être un déclencheur externe : bruit, lumière, chaleur, stress…
  • Secondaire : l’insomnie est liée à un problème de santé, à une douleur, à certains médicaments ou substances.

Qui souffre d’insomnie ?

« L’insomnie ne fait pas de discrimination, tout le monde peut en souffrir », précise le Dr Piper. Toutefois, trois facteurs influencent sa survenue :

  • Prédisposition : femme, âge avancé, maladies chroniques (diabète, maladies cardiaques, rénales, hypertension…).
  • Facteurs précipitants : stress aigu, événements majeurs.
  • Facteurs perpétuants : habitudes qui maintiennent un rythme perturbé (siestes diurnes fréquentes, horaires irréguliers, travail posté…).

Ces facteurs interagissent souvent dans le temps, transformant un trouble temporaire en problème durable.

Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?

L’apnée du sommeil est un trouble caractérisé par des interruptions de la respiration pendant le sommeil, d’une durée de 10 secondes ou plus, appelées « apnées ». Ces pauses respiratoires peuvent survenir de 5 à plus de 30 fois par heure. Le type le plus courant d’apnée du sommeil est l’apnée obstructive du sommeil (AOS)3, due à un rétrécissement ou une obstruction des voies respiratoires.

Symptômes de l’apnée obstructive du sommeil

Certains des symptômes les plus évidents de l’apnée du sommeil se manifestent la nuit, et c’est donc souvent le partenaire de lit de la personne souffrant d’AOS qui s’aperçoit le premier que quelque chose ne va pas :

  • ronflements bruyants⁴
  • pauses respiratoires, halètements ou bruits d’étouffement
  • sueurs nocturnes⁵
  • besoin de se lever plusieurs fois pour uriner⁶

Les conséquences de l’AOS ne se limitent pas à la nuit. Le manque d’oxygène et les interruptions répétées du sommeil entraînent de nombreux symptômes dans la journée, parmi lesquels :

  • fatigue persistante, même après ce qui semble être une nuit “complète”
  • somnolence excessive, avec un risque d’endormissement au travail, en réunion ou au volant
  • maux de tête matinaux, liés aux variations d’oxygénation
  • difficultés de concentration et troubles cognitifs (pertes de mémoire, confusion, lenteur mentale)
  • irritabilité ou variations de l’humeur, parfois proches d’un état dépressif
  • diminution de la libido
  • baisse d’énergie générale, donnant l’impression de “traîner” toute la journée

Ces symptômes sont souvent attribués au stress, à l’âge ou à la charge mentale, ce qui retarde parfois le diagnostic.

Signes d’insomnie communs avec l’apnée du sommeil

Tout comme l’apnée du sommeil, l’insomnie entraîne des difficultés à s’endormir, des réveils nocturnes ou un réveil trop précoce. Dans le cas de l’AOS, ces réveils sont souvent liés aux micro-éveils provoqués par les apnées, même lorsqu’ils ne sont pas perçus consciemment⁷. Dans la journée, les deux troubles partagent des effets similaires :

  • fatigue persistante et baisse d’énergie⁸
  • troubles de la concentration et de la mémoire
  • somnolence ou baisse de vigilance
  • irritabilité ou variations de l’humeur

Sans traitement, l’AOS comme l’insomnie chronique peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé : maladies cardiovasculaires, hypertension, diabète ou risque accru d’accidents⁹.

Parce que leurs manifestations se recoupent, il peut être difficile de distinguer si la fatigue provient d’une insomnie, d’une apnée du sommeil… ou des deux simultanément.

L’insomnie peut-elle être causée par l’apnée du sommeil ?

Les deux troubles peuvent effectivement s’influencer l’un l’autre. De nombreuses personnes présentent à la fois insomnie et apnée du sommeil : c’est ce qu’on appelle la COMISA.

La comorbidité : l’insomnie et l’apnée du sommeil en même temps

Il existe une situation bien documentée appelée COMISA, qui désigne la présence simultanée d’insomnie et d’apnée obstructive du sommeil. Selon les recherches¹⁰, il s’agit d’une relation circulaire où chaque trouble renforce l’autre. Le Dr Piper explique que « l’apnée obstructive du sommeil fragmente le sommeil et augmente les éveils nocturnes, ce qui crée un terrain propice au développement d’une insomnie ».

Inversement, il souligne que « l’insomnie augmente l’hypervigilance au moment du coucher, rendant la personne plus sensible aux micro-éveils respiratoires ». Cette interaction explique pourquoi les patients COMISA rapportent souvent une fatigue plus marquée, des difficultés cognitives accentuées et une humeur plus instable que dans un seul trouble isolé.

Le Dr Piper ajoute qu’il n’est « pas rare que certains patients en viennent à anticiper une mauvaise nuit et à ressentir une forme d’appréhension du sommeil ». C’est précisément pour cela que la COMISA nécessite une prise en charge combinée, intégrant à la fois le traitement de l’apnée du sommeil et des approches spécifiques de l’insomnie.

Comment traiter l’insomnie et l’apnée du sommeil

Compte tenu des liens étroits entre apnée obstructive du sommeil et insomnie, il est légitime de se demander si traiter l’apnée peut aussi améliorer les difficultés d’endormissement ou les réveils nocturnes. Comme le souligne le Dr Piper, l’approche standard repose souvent sur l’idée que « les symptômes de l’insomnie sont fréquemment secondaires au SAOS », ce qui signifie qu’ils devraient s’améliorer une fois l’apnée traitée¹¹. C’est ce que confirment plusieurs études montrant qu’un traitement efficace du SAOS peut réduire la fragmentation du sommeil et consolider les phases de sommeil réparateur, améliorant ainsi certains symptômes d’insomnie.

Traiter l’apnée du sommeil

Il existe plusieurs options de traitement de l’apnée du sommeil, notamment la modification du mode de vie, le port d’une Orthèse d’Avancée Mandibulaire (OAM) ou, dans certains cas particuliers, une intervention chirurgicale. Cependant, ces approches ne sont pas systématiquement suffisantes pour réduire la fragmentation du sommeil.

Le traitement de référence du SAOS reste la PPC (pression positive continue)¹². Ce traitement consiste à porter un masque relié à un appareil qui délivre un flux d’air constant, permettant de maintenir les voies respiratoires ouvertes et d’éviter les apnées.

Selon les études, la PPC permet non seulement d’améliorer la respiration nocturne, mais entraîne également :

  • plus d’énergie pendant la journée¹³
  • une humeur plus stable et plus positive¹⁴
  • une meilleure clarté mentale¹⁴
  • un sommeil plus continu, ce qui bénéficie à ceux qui souffrent aussi d’insomnie
Il n’est pas rare que des patients pensent que porter un masque va augmenter leur anxiété nocturne, alors qu’avec un suivi adéquat, ils constatent souvent une amélioration spectaculaire .

L’anxiété liée au sommeil

Chez certains patients, cependant, l’insomnie persiste malgré l’amélioration respiratoire. Le Dr Piper rappelle que lorsqu’une personne a souffert longtemps de troubles du sommeil, elle peut avoir développé des facteurs perpétuants, tels que l’anxiété liée au moment du coucher ou une anticipation négative du sommeil. C’est pourquoi, pour certaines personnes, il est nécessaire d’agir simultanément sur l’insomnie et sur l’apnée.

La thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCC-i)

La TCC‑i est recommandée comme traitement de première intention pour l’insomnie¹⁵.

Elle vise à modifier les pensées et comportements qui entretiennent le trouble, et repose sur :

  • des techniques de relaxation,
  • une réorganisation des habitudes de sommeil,
  • des stratégies pour réduire l’hypervigilance,
  • des exercices réguliers entre les séances.

Elle est efficace pour l’insomnie chronique, mais aussi pour l’insomnie comorbide¹⁶, notamment lorsqu’elle est associée à l’AOS.
Dans de nombreux cas, l’association PPC + TCC‑i permet de rompre le cercle vicieux dans lequel se trouvent les patients COMISA.

Autres traitements de l’insomnie

Bien que la TCC-i soit normalement le premier traitement recommandé pour une personne souffrant d’insomnie, votre médecin peut également vous suggérer d’autres traitements, en fonction de votre situation. Par exemple, il peut vous demander d’essayer des remèdes naturels ou vous prescrire des médicaments, connus sous le nom d’hypnotiques. Il convient de noter que la plupart de ces types de médicaments sont utilisés à court terme (par exemple en cas de décalage horaire) et qu’il est préférable de sevrer tout médicament d’aide au sommeil avant de commencer une TCC-i.

Modifications du mode de vie pour un meilleur sommeil – pour tout le monde !

En complément des traitements spécifiques de l’apnée du sommeil ou de l’insomnie, certaines habitudes peuvent réellement améliorer la qualité du sommeil au quotidien. Ces mesures simples s’appliquent à tous et contribuent souvent à renforcer l’efficacité des traitements déjà en place.
Parmi les recommandations les plus utiles, on peut citer :

  • être actif pendant la journée
  • éviter les écrans avant le coucher
  • respecter des horaires de sommeil réguliers
  • réduire la consommation de caféine et d’alcool
  • surveiller son poids
  • créer un environnement calme, sombre et confortable dans la chambre

Ces bonnes pratiques ne remplacent pas un traitement médical, mais elles jouent un rôle important pour stabiliser les routines de sommeil et accompagner les personnes souffrant d’insomnie, d’apnée du sommeil… ou des deux.

Diagnostiquer les troubles du sommeil

Bien entendu, l’apnée du sommeil et l’insomnie ne sont pas les seuls troubles qui peuvent perturber votre repos nocturne. D’autres troubles du sommeil, tels que le syndrome des jambes sans repos ou le bruxisme (grincement des dents), peuvent également être en cause. Si vous vous sentez toujours fatigué et pensez que le manque de sommeil est à l’origine du problème, vous pouvez envisager d’effectuer une évaluation gratuite du sommeil en ligne.

En 3 minutes, l’évaluation du sommeil pourra vous indiquer si ce sont des symptômes d’apnée obstructive du sommeil que vous ressentez et s’il est possible que vous soyez atteint de ce syndrome.

Evaluer votre sommeil

Références :
  1. Morin CM, Jarrin DC. Epidemiology of Insomnia: Prevalence, Course, Risk Factors, and Public Health Burden. Sleep Med Clin. 2022;17(2):173-191. doi:10.1016/j.jsmc.2022.03.003.
  2. Sateia MJ. International classification of sleep disorders-third edition: highlights and modifications. Chest. 2014;146(5):1387-1394. doi:10.1378/chest.14-0970.
  3. Goyal M, Johnson J. Obstructive Sleep Apnea Diagnosis and Management. Mo Med. 2017 Mar-Apr;114(2):120-124. PMID: 30228558; PMCID: PMC6140019.
  4. De Meyer MMD, Vanderveken OM, De Weerdt S, et al. Use of mandibular advancement devices for the treatment of primary snoring with or without obstructive sleep apnea (OSA): A systematic review. Sleep Med Rev. 2021;56:101407. doi:10.1016/j.smrv.2020.101407.
  5. Arnardottir ES, Janson C, Bjornsdottir E, et al. Nocturnal sweating–a common symptom of obstructive sleep apnoea: the Icelandic sleep apnoea cohort. BMJ Open. 2013;3(5):e002795. Published 2013 May 14. doi:10.1136/bmjopen-2013-002795.
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